EXTRAITS DE MOUVEMENTS ET IMMOBILITÉS. Par Bernard De L'Océan (21ème siècle) TABLE DES MATIERES La Nuit Transfigurée. Avenir. Transfiguration. Soleils De Cire. Naufrage. Meurtrissure. Le Sacre Du Printemps. La Chanson Du Justicier. L'Anti-Mort. La Mort Du Papillon De Nuit. Néda. L'Epitaphe. Mortalité. La Nuit Transfigurée. I Ce flot de vent d'ombre et d'étoile Au ciel immense qui se voile Te fait trahir, D'une lumière qui lointaine Baigne tes songes de sirène Et d'avenir, II Lueur de feu qui grève d'ombre Tes yeux immenses qui font sombre Dans les soleils, D'une fontaine de silence Qu'un froid stellaire étreint d'absence Tes yeux vermeils. III Et la pâleur d'eau où se mire Un soir étrange qui transpire D' abolitions, Jusqu' à penser à la paresse Que dans un rêve de tristesse Nous nous faisons, IV Songe de nuit et d'amertume Quand nous de nos ailes sans plume(*), A parcourir Ce feu d'étoile qui chancelle, Nous cherchons la flamme nouvelle Jusqu' à mourir. . . V Ce vent de feu qui monte vite Et cette lèvre qui m'invite A t'embrasser, Dans un voyage dont j'avais Prévu les chemins que tu sais Ensorceler, VI Ce soir étrange de sommeil Qui nous conduit dans le soleil D'ombre étoilée, Nous ferons somme de langueur Dans une vague de rumeur, Transfigurée. Avenir. I Ta vie est faite d'un sourire. Ton existence est de sommeil. C’est une étoile qui te mire, Comme une larme de soleil. II Mon songe est un pays où tel un rêve blême, Tu te fait de moi, seul, dans les ruines des jours. Sur les nuits constellées te ferai-je la même? Le même a comme toi ses ailes de toujours. III Et toi forte de ton pouvoir, Sirène au regard étoilé, Tu me sauve de mon savoir Et de mon piège de clarté, IV Tu rêvera la nuit sans brume Où multitude, nous serons Loin des mirages d'amertume Vers la lumière de nos fronts Transfiguration. I Le soir qui vient de la rive, Qui dans ta clarté s'avive, Reflète dans tes yeux, Une lumière où se lève L'absence étrange qui rêve La lueur pâle des feux, II Que le sombre apte à frémir, Elève immense soupir, Quand tes regards sont pareils, Aux étoiles luminescentes, Qui s' élancent éblouissantes, Dans la blancheur des soleils. . . III Le vent mobile de l'ombre, Dans la lumière qui s'ombre Soulève dans tes cheveux D'eau constellés de lointaines Lueurs qui se font sirènes, Et tes regards dangereux. Soleils De Cire. I Le ciel est devenu au soleil étoilé L'ombre de t'admirer. Sa lumière immobile en rêve de clarté Souffre de conspirer, II Dans les écroulements des rêves de lumières Les éblouissements Du soir immensément qui s'ombre de matières Constellées d'océans. III Sur l'immobilité de tout ce qui est sombre, Ce soleil qui pareil Au rire immensité, fait l'éternité d'ombre D'un durable vermeil, IV Candeur dans la nuit blême au terme du savoir Stellaire de soupir, Conspire infiniment que le vent est vouloir A l'instant de souffrir, V Ces candélabres bleus qui brillent dans l'automne En veilles de pâleurs Et que la brise berce immense et monotone De liquides couleurs. . . VI Ils font cet archipel de cire qui s'inspire D’un sublime soleil, Qui brille étrangement dans tes regards que mire Un grand soleil pareil. Naufrage. I Quand la lumière immobile du ciel S'élève immense en rêve lumineux, Que la noirceur étincelante en feux D'ombre blanchit sous des regards de fiel, II Ne maudit plus la pâleur étoilée Des soleils d'or qui t'enivrent de lune Et qui te font perdre dans la nuit brune Car la lumière est l'ombre condamnée. III Tu voit venir le temps des ombres vaines De la lenteur du songe et de la mort Quand nautonier tu meurs, quand tout s'endort, Que les nuits bleues te livrent aux sirènes, IV Quand le sang noir de ton coeur d'océan, Bat lentement sous des rives d'étoiles, Et que la nuit fait phosphorer les voiles De ton bateau qui sombre sous le vent. Meurtrissure. I Mes lèvres saignent. On me regarde, O lune absente. Les ombres baignent La fleur sève qui se tourmente Et qui écoule, Immense nuit d'ombre et de feu, Comme une houle La fraîcheur pâle du ciel bleu. II Mes lèvres saignent. Le vent s'amuse et fait souffrir, Les fleurs que plaignent Des avalanches de soupir, Quand l'immuable Dans un finissement vermeil, Fait sur le sable Briller la pourpre du sommeil. Le Sacre Du Printemps. I Sous un soleil étrange et sombre, L'obscurité pâle de l'ombre Fait croître dans d'obscurs sommeils, Une flamme, qui peu à peu, Immense de nuit et de feu, Ouvre d'éblouissant vermeils. II Et sur le ciel d'azur et d'or Dans un resplendissant essor En couleur pourpre de lumière, En songe d' immobilité, L'Etrange d'ombre et de clarté Conçois la déesse de pierre, III Qui dans la brume d'un nuage, Ascension qui d'âge en âge, En crescendo universel, De la matière consumée exhale ineffable pensée, Un intérieur spirituel. IV Comme une vague rêverie Elle apparaît, sombre de vie Et ses immenses cheveux d'Eve, Depuis l'étoile qui rayonne L'ombre splendide qui la donne En nuées de lueurs élève, V Le rouge étrange qui rend ivre L'océan rose qui se livre, De sa forme phosphorescente, Tel un azur ferait fremir Une aube lente de soupir A rendre d'ombre éblouissante, VI la transparence lumineuse De sa quiétude ténébreuse Qui s'accoutume à ce pouvoir, Quand le ciel fait sur l'immobilité Pleuvoir un sang torride de clarté Et l'animer sous son pâle mouvoir. VII De la lumière immense de la vie, Qu'on voit briller étincelante en pluie D'obscurité, sur un premier vermeil, Dans la grandeur d'un sombre sacrifice, Quand s'allumant sous l'étrange supplice, Sous les rougeurs constellées du soleil, VIII Vient la pâleur d'une larme pyrique Qui lentement à enflammer s'applique La jeune fille aux cheveux océans, Quand ruisselant en mouvements sa vague Fait d'une idée à l'impression vague Cristalliser les couleurs du printemps. IX En multitude immuable et tacite D'étoiles d'or que le sombre suscite Elle épanouit pourpre contre le vent, Rêve que teint une aube qui s'allume, Dans le silence une aurore de brume, Un infini de paupières d'argent X Bleu, sur le ciel aux lumières des marbres Qu'on voit briller aux mobiles des arbres En êtres bruns et pâles de diamants, Quand dans l'azur en farouche volute L'immensité contre le sombre lutte A s'affranchir d'infinis mouvements. XI Quelle chaleur commence d'éblouir L'obscurité immense de mourir Et quel vivant célèbre ce pouvoir, Quand sur le ciel des multiples idées S'ouvre le vol des flèches étoilées Au point obscur du splendide mouvoir, XII Que l'être Eole et vermeil à venir Dans des douleurs nymphes qui font frémir Jette la nuit au pâle du solstice, Lorsqu'on voit s'avancer immense de silence La figure fragile et blême qui s' élance A l'éblouissement de sa pourpre complice? XIII Est-ce un songe immobile étincelant de nuit, Un éclaboussement d'ombre qui s'éblouit Dans les profondeurs d'or rives qui se font vaines? La mer à s'agiter sous l'immensité d'ombre A faire feuilloler l'obscurité qui sombre Phosphore étrangement de lumières sirènes. XIV Et la Déesse pâle aux yeux illuminés Bleus, sur l'immensité des liquides clartés, Frémit immensément à sentir l'ombre d'or Des aurores d'argent qui s'élèvent moroses Et rêve de lueurs sous les étoiles roses: Mourir dans le soleil immobile qui dort. . . XV A voir l'immensité de l'ombre se ternir Dans une obscurité qui brûle de souffrir Les stellaires candeurs ruisselant de savoir, Sentir immensément monter, forces d' écumes, Les éblouissements qui se lèvent des brumes En intériorités qui songent concevoir, XVI N'est pas sembler périr au contraire de vivre Si l'on arrive au terme étrange qui rend ivre De rêves sidéraux les immenses lascifs; Lorsqu'on doit jusqu'au soir être jusqu'à l'absence Sous une immensité de feu et de silence Que la nuit fait frémir en songes récessifs. . . XVII Si l'immobilité du rêve se fait d'or Pour songer de plus loin dans l'ombre qui s'endort A tout ce qui devient mobile de lumières Et quérir qui demeure à l'ingénuité Sous le soleil immense et pâle de clarté Afin d'ouvrir aux jours leurs ailes éphémères, XVIII Lorsque en ascensions mobilement lointaines, Les voici s'élever où pleurent les fontaines D'étoile à la pâleur des astres lactéscents. . . Hélas rien ne leurs font ces aubes de lueurs Même si sur le ciel des liquides rumeurs Viennent donc à régner les éblouissements. . . La Chanson Du Justicier. I Je suis la menace majeure, Celui qu'on ne rappelle pas. Je suis moi même et je demeure Les destinées de vos trépas. II Vous! les personnes criminelles Qui voulez tout déposséder Je veux détruire vos marelles Pour vous empêcher de jouer. III Les netayahus, les faux juifs Qui piétinent les religions Chaussés de projets agressifs Souillés d'exterminations, IV Les Ben Ladens et les Charognes Craignez moi si vous le pouvez, Car je vous chercherai des cognes. Avec moi vous en trouverez. V Quand l'un sévit en Palestine, Les autres tuent les innocents. Qui sera premier en vitrine? A qui vais-je casser les dents? VI Peut-être à toi vieux Pinnochet Pour saccager l'humanité, Ou toi Gallant pour ton hochet De mort, de monstruosité? VII Vous les Pol Pots, vous les Hitlers, Vous finirez brutalement Dans la noirceur de vos hivers En rendant votre sang méchant. VIII Je suis la menace majeure. Ne riez pas! je vous aurai! Vous assassinez à mon heure. A vos heures, je vous tuerai. IX Vous! qui tentez de me convaincre Que mes voisins sont dangereux, Mon seul désir est de vous vaincre, De vous coucher comme des gueux. X Vous qui jouez la contredanse De l'infernal ne jouez plus! Soyez certain que ma vengeance Aura la force d'un obus. XI Avec mon fusil à lunette Je sais que je vous détruirai Et vous ferez la pirouette De mort quand je vous percerai. XII Oui Je suis un danger majeur. J'ai la puissance des savants Et je ferai votre malheur Pour protéger les innocents. XIII Je suis la menace majeure. Je suis fatigué des méchants Persécuteurs et Je demeure Celui qui brisera ces gens, XIV Avant qu' ils tuent mon voisin Juif Ou mon collègue Musulman. Je ne peux pas rester passif Quand on brutalise un passant. XV J'ai la patience du tonnerre Et tôt ou tard je vous perdrai Quand je vous jetterai par terre Dans une guerre sans forfait. XVI Vous! les Le Pens et Khomeinis Et vous les sacrés Talibans Qui endommagez nos pays, Persécutez tant qu'il est temps! XVII Vous! les Sarkos et Politiques Aux idéologies usées Qui détruisez nos républiques Et sévissez sous nos huées, XVII Oh vous les expulseurs d'amants Vous les sinistres tortionnaires Qui tyrannisez les enfants Allez pourrir sur vos calvaires! XVIII Et vous les flics et les Pasquas Pour qui tuer est un métier, Vous! Parasites d'ici bas: Vous vous ferez emprisonner! XX Requins! Vous aurez eu vos heures A inventer l'insanité Quand nous les menaces majeures Nous sauverons l'humanité. XXI Quand tous ces fléaux seront morts Enfin nous pourrons respirer, Laver le monde de leurs torts Et je pourrai me reposer; XXII Au ciel ou en enfer qu'importe! j'aurai accompli mes desseins Et puis j'aurai claqué la porte Pour enfermer les assassins! L'Anti-Mort. I Non! Rester à jamais dans le temps immobile Dans les grands mouvements de la nuit constellée? Ce siècle sera noir si l'on reste servile; Nous ne le pouvons pas quand tout n'est que pensée. II Quand le ciel immuable, étrange comme un rêve, Eblouit nos grands yeux remplis d'immensité, Et que le ranimé sans cesse se relève. Resterions nous mortels pour n'avoir pas été? III Combat! Le ciel blanchit. L'océan se soulève. Nageons à pleine rame et finissons vainqueurs. Un mouvement s'élance en vague de la grève. La nuit nous sauvera de toutes les langueurs. IV Vivons! La mort s'épuise en conflits singuliers. Bien sûr nous l'attendons et nous n'avons pas peur Car nos ordinateurs calculent les guerriers Aux sabres sur-réels qui tuerons le malheur. La Mort Du Papillon De Nuit. I Le temps lent et monotone, Dans le silencieux automne, D'un immense soleil d'or, En larme en aiguille, bleu Dans l'ombre couleur de feu, Pèse à la mer qu' il endort. II Son long torrent d'amertume, Dans l'ombre couleur de brume, En pâle scintillement, D'une lueur inouïe, Fait d'une larme de pluie, Briller comme un diamant, III L'ocean bleu pale et livide Vague comme un papillon vide, Qui sous l'azur fait une fleur Sur la lumière que ternit L'immensité noire de nuit De ce feu pâle de couleur. IV Dan l'eau d'argent qui la flétrit, Une forme frêle frémit, Pourpre remue avec lenteur. On dirait comme une anémone, La couleur du ciel la couronne, Laisse une tache de pâleur, V Qui doucement comme un rêve de pierre Etrangement d'une grande lumière, Faisant rougir sa forme dans le vent; Immensément d'une grande tristesse, Immensément se lève et puis se baisse Dans un sublime et large mouvement. VI Pâle on dirait sur l'océan une ombre, Qui phosphorant comme une blancheur sombre, En s'épanchant lente à s'épanouir, Dans la lumière immense et violette De la mer, fait la frêle marionnette D'un papillon profond comme un soupir. VII Triste et multiplié dans les prismes du rêve, Que fait en s'épanchant l'onde qui le soulève Sur des cercles de nuit et d'immobilité, Il ferme lentement dans l'eau rouge de sang Sa grande aile de vie et d'éblouissement Dans une naturelle et plastique unité. VIII Et l'immensité noire et sombre des soleils, Fait rire rouge d'eau les étranges vermeils Des pourpres papillons mourant comme les fleurs: En circulation d'onde pâle d'écume, Lentement, lentement, dans l'ombre se consume, L'océan qui remue en vagues de rumeurs. IX Tout doucement dans un grand crépuscule On voit brûler sur le jour qui recule, En larme d'or son aile immensité, Qui sous le ciel immense de couleur, Voici pleurer éblouissante pleur, En multitude à ce feu de clarté. X Pâle et sanglant, fixe, bleu sur le sable, On voit briller sa mort inéluctable, Dans l'océan s'inonder de soupir, Comme un voilier d'ambre pâle de brume Qui sous les feux de la nuit se consume D'ombre de vie sous l'étrange mourir. XI L'immense nuit monte et s'avance, Dans un sanglot lent de silence, Large comme un océan noir, Et feuillolante comme un feu, Fait phosphorer dans le flot bleu, Un papillon, chargé de soir, XII Qui devient éblouissement, En lumineux scintillement Bleu et semblable à l'infini, Comme une goutte s'évapore, Sous le soleil qui la colore, Dans sa lumière s'abolit. XIII Au ciel brûlant comme un rêve, En vent étrange il s'élève, En rose d'obscurité, Tel une ombreuse pâleur, D'une immuable splendeur Immense d'éternité. XIV Pâle de vie et de mort, Fuyant dans le vide d'or En anémone de nuit, D'une étincelle d'argent Dans le ciel de l'océan Immense sur l'ombre fuit. . . Néda. I Ses grands yeux d'argent noirs qui miraient les étoiles Se sont éteints au jour devant l'immensité. Comme deux papillons qui ferment leurs deux voiles Au soleil du printemps avant de s'envoler. II Sans carte et sans compas sur l'eau illuminée, Flottante à la dérive au but sempiternel, Elle va vers la mer d'une autre destinée Sous les tourbillons bleus du cosmos et du ciel. III O pâle Néda blanche et ton soupir de rêve, C'est que la mort voulait déjà te retenir, Quand la vague du temps cruelle te soulève Vers un autre avenir ou l'on te fit mourir. IV C'est que tu demandais la liberté de vivre Sans chaîne et sans prison, sans avoir à souffrir Ces extrêmes démons et leur religion ivre De carnage, d'horreur, de haine et de martyr. V Mais Dieu en te guidant dans ses paradis frêles, A l'Islam de lumière au rêve constellé, Te fait la Jeanne d'Arc des mosquées éternelles Comme un ange perdu, et soudain retrouvé. L'Epitaphe. (A Shadow 1998-2011) I Le chat était de nuit. La nuit était de sable. Des fontaines d'argent passaient dans le ciel bleu. Les étoiles brillaient sur l'arche formidable Des constellations et des torrents de feu. II Le ciel était si bleu, les nuits étaient si belles, Et les jours rayonnaient interminablement. Sur les mirages d'or de nos présences frêles L'azur réfléchissait l'encre du firmament. III Sous cet abîme blême ou scintillait la lune, O combien avions nous construit de souvenirs? L'univers était là, pâle dans l'ombre brune Qui versait dans nos yeux ces rêves d'avenirs, IV Les soirs qui rougissaient dans le vent du silence, L'aube qu'on attendait sous ces feux de clarté, Les matins qui doraient la vie et l'existence Des cortèges du temps sous ces soleils d'été. V Mais le destin semblait conspirer quelque chose. Quelque chose de noir approchait lentement, Quelque chose confus comme un songe morose Qui traversait le vide en rêve éblouissant, VI Etrange conscience au gouffre du mystère, Etrange l'univers, étrange le ciel bleu, Etranges la pâleur et l'ombre de la terre. . . O l'étrange infini et son souffle de dieu! VII Or dans les vents brillaient les roses de lumière Plus fort que le bonheur, plus fort que les chagrins, Quand le chat renonçait à sa vie éphémère, Lui qui savait aimer plus fort que les humains. VIII Dans le flot de la nuit ou brûlaient les orages, Nos poèmes d'enfant que sont-ils devenus? Les cyclones de mort et leurs souffles sauvages, Ont-ils tout emporté de tout ce qui n'est plus? IX Et le poète fuit dans la nuit qui murmure. Pour le faire arrêter, faut-il le mettre aux fers? L'enivrer puis jeter la voile et sa blessure Pour les requins rôdeurs aux fantasmes des mers? X Oui la mort est cruelle et tout tombe en poussière. Rien ne reste toujours et tout fini un jour, Le bonheur, le malheur, la vie et la misère Et même l'univers, la conscience et l'amour. Mortalité (Epilogue) Le vent d'ombre à rêver les pleurs dans les scintillements stellaires, s'est fermé au soleil d'éblouissement qu'est l'immortalité. L'or ne peut plus descendre aux firmaments d'abîmes. Unique dans la réalité engendrée de fantasmes, pouvoir rêver d'autres azurs que ceux qui s'ouvrent de clarté. Aux soirs profonds de songes, à la vie couleur de sommeil, voici ces aubes d'ombres qui flambent sur le ciel, dans le mauve d'immobiles naufrages célestes dont les nombres de candeur océanique nous font lactescence de chiffres. Et voici x qu'on existe dans un rêve d'immensité en nos cerveaux qui nous font calculer les étoiles. La lueur n'est pas encore éteinte au delà des solstices en feu, qu' il faut, dans les soleils couchants des cieux d'hiver, périr au champs d'étoiles, et voir les années lumières des rêves. . . Quand l'océan blanc de la nuit a commencé ses songes de pâleur, si l'on voit briller l'intelligence en lueur de vie qui conspire de mort et d'esquive dans les étoiles. . . Cette conscience enfin d'escalader la nuit stellaire. . . Bernard De L'Océan ©Copyright 2007-2019.... bernarddelocean @ poesies.net 21ème siècle Tous droits réservés, sauf pour usage privé et non-profit. Ne pas modifier ces textes. La distribution de ces textes est permise pour usage privé et non-profit, à condition que le nom de l'auteur reste toujours visible dans l'exemplaire distribué. Les droits moraux de l'auteur qui eux sont perpetuels doivent être toujours respectés. Contacter l'auteur pour tout autre usage. Questions: juridique @ poesies.net Ne pas retirer la notice de droit d'auteur ci-dessus. Source: http://www.poesies.net