Erostrate Au Temple d’Ephèse. Par Auguste Barbier (1805-1882) TABLE DES MATIERES Erostrate. Hymne A La Famille. Lazare. Notes. Erostrate. (1) (Érostrate arrive devant le temple, une torche à la main; il fait nuit.) Depuis trois jours, pensif et muet comme une ombre, Au bord des flots bruyans et dans la forêt sombre, Je promène mes pas, et cherche vainement A calmer de mon coeur le fatal rongement. Un invisible dieu me ramène sans cesse Devant le monument de la froide déesse, Et toujours me remplit l’ame du noir désir De voir le vieux Vulcain dans ses bras le saisir. Toujours le temple est là qui brille sur ma tête; Toujours mon oeil ardent se tourne vers son faîte; Et le bois résineux qui fume dans ma main Toujours d’un feu plus vif éclaire mon chemin. O vision constante! éternelle pensée! Ainsi qu’une couleuvre à mon ame enlacée, Qui l’enserre et lui tient plus invinciblement Que le lin vénéneux du fatal vêtement Qui recouvrit jadis les épaules d’Hercule! O poison de mon coeur! ô venin qui me brûle Plus que le corps puissant du rejeton des dieux! Pour éteindre à jamais tes élans douloureux, Je vais te préparer un nouveau lit de flamme, Et peut-être qu’alors tu quitteras mon ame? Qui pourrait m’arrêter? L’homme et les animaux Dans les bras du sommeil ont oublié leurs maux; Les dieux même étendus sur leur couche embaumée Respirent les pavots de la nuit enflammée: La lune dans les airs orageux et brûlans Ne guide point encor ses jeunes taureaux blancs, Le silence est partout, sur la terre et sur l’onde; Et tout autour de moi l’obscurité profonde Rend le sol montueux, les arbres, le gazon, Plus noirs que les bosquets des jardins de Pluton. Nul astre dans les cieux qui luise et me contemple; Nul mortel qui se tienne à la porte du temple; Et moi, seul devant lui, comme un dieu souverain, Prêt à le foudroyer des lueurs de ma main. Quel sublime moment! quelle énorme puissance! Moi, créature humaine et de faible existence, Rien qu’avec un charbon, un mouvement de bras, Je puis mettre d’un coup une merveille à bas, Réveiller tous les dieux comme au bruit du tonnerre, Jusqu’au fond de son coeur épouvanter la terre, Et sur l’éternité, comme au haut d’un fronton, Avec des clous d’airain fixer mon large nom! Et je craindrais le bruit. . . Quoi! de la tourbe humaine, Des peuples ignorans la clameur incertaine, Les malédictions des pontifes menteurs, Et tout le vain fracas qui suit les destructeurs. . . Ah! tous ces bruits ne sont qu’une pâle fumée Capable d’arrêter une ame mal armée Et la mienne est trop forte, et puis il faut finir Ces terreurs dont la mort vient toujours m’assaillir. Le sort en est jeté: marchons au sacrifice! O vents! éveillez-vous; de votre aile propice Secourez l’incendie en ses sombres élans; Car ce rameau de pin qui, dans mes doigts tremblans, Consume avec lenteur sa robe de résine, Va, comme le porteur de la foudre divine, L’aigle au bec flamboyant, aux ongles lumineux, S’abattre sur le temple et l’inonder de feux. (Au moment où il franchit les premiers degrés du temple, trois femmes en descendent et le font reculer.) Mais que vois-je? grands dieux! on dirait trois statues, Qui, de leur piédestal tout à coup descendues, S’élancent du lieu saint et semblent vouloir fuir Le terrible fléau prêt à les engloutir. LA PIÉTÉ. Il en est temps encore, ô jeune téméraire! Arrête-toi, ne monte pas; Laisse à tes pieds rouler la torche incendiaire, Le vent éteindre ses éclats. Le crime suspendu sur tes tempes funèbres, Et plus noir que l’oiseau des nuits, Peut regagner encor ses épaisses ténèbres, Rentrer dans les enfers sans bruits. Arrête, arrête, infame! il en est temps encore: Ne force pas une cité A voir, avant le jour, une sanglante aurore Briller sur son front agité. Ne fais point qu’en ses murs la terreur souveraine Traîne ses sandales d’airain, Et que, d’un oeil hagard, toute la foule humaine Cherche en vain son temple demain. Une ville sans temple est une solitude, Un désert immense, odieux; Et rien n’est malheureux comme une multitude Qui vit sans autels et sans dieux. EROSTRATE O femme! il est trop tard pour empêcher la flamme; Le ciel s’est tout entier retiré de mon ame, Et mon ame aujourd’hui ne pense qu’à s’ouvrir Un chemin lumineux aux champs de l’avenir. LA BEAUTE Ah! si la Piété sainte Par ses gémissemens ne sait pas te toucher; Si les cris du respect et tous ceux de la crainte Se brisent sur ton coeur comme sur un rocher; Grace pour la Beauté, fille de l’Harmonie!! EROSTRATE Grace pour un de ses enfans Que, du haut des cieux triomphans, Protégea l’oeil divin de Vénus-Uranie! Grace pour l’ame de ces lieux! Grace pour celle qui respire Dans les nobles contours et les marbres pieux De ce beau temple qu’on admire! Que le flambeau qui brûle et pétille à ta main Respecte ses formes puissantes! Que son fronton doré, ses colonnes luisantes Ne soient pas l’aliment du vorace Vulcain! Ah! s’il faut qu’il périsse, ô mortel en délire! Avec lui je mourrai soudain, Comme le son léger qui dans les airs expire, Lorsqu’une main brise la lyre Qui l’enfermait dans le creux de son sein! EROSTRATE Je suis comme un nocher battu par la tempête, J’ai le coeur insensible, et, pour sauver ma tête, Je pousserais du pied dans les flots écumeux Les plus beaux corps du monde étalés sous mes yeux. LA MEMOIRE Et moi, je suis la grande Mnémosyne, Du monarque des dieux l’amoureuse divine, La mère des neuf soeurs compagnes de Phoebus: Je suis celle qui porte en sa large poitrine Les grands forfaits et les grandes vertus. Insensé que le mal entraîne, Tu cours à ta perte certaine, A l’infamie, au déshonneur; Et puisque tout l’enfer est au fond de ton coeur, Voilà de ton ame hautaine Le reflet rouge et plein d’horreur Que le temps roulera dans son onde lointaine. Au bruit sauvage de ton nom, Les peuples éperdus se voileront la tête, Comme au sinistre aspect d’une ardente comète, Au retentissement d’un désastre profond; Ton nom sera hurlé sur toutes les ruines; Ton nom sera l’écho des pestes, des famines; L’épouvante du genre humain; Et les cris à la bouche et le fouet à la main, Les malédictions et leur frère l’outrage, De peuple en peuple et d’âge en âge, Te poursuivront sans relâche et sans fin. EROSTRATE Eh bien! soit, ô déesse! aux noms des grands coupables Que mon nom soit lié par des chaînes durables! Que je sois relégué dans le troupeau honteux Des destructeurs d’empire et des brigands fameux! Je vivrai, c’est assez! La mort, la mort avare Ne me plongera pas en entier au Tartare Quelque chose de moi, redoutable et certain, Restera pour toujours dans l’habitacle humain; Tu l’as dit, ô Mémoire! Allons, légères ombres, Ainsi que les vapeurs et les nuages sombres Qui se fondent aux feux de l’astre oriental, Disparaissez devant ce rameau triomphal! Et toi, Mort dévorante et toujours affamée, Lionne impitoyable et jamais désarmée, Ne bondis plus autour de mes malheureux flancs, Et cesse de me suivre avec tes hurlemens! Voici, pour t’apaiser, un sacrifice immense Qui surpasse en hauteur, comme en magnificence, Tous ceux que Jupiter et les dieux immortels Virent jamais offrir au pied de leurs autels! C’est plus que cent taureaux à la corne dorée Que j’ose t’immoler, ô gorgone sacrée! C’est mieux que du sang d’homme et des corps en monceau Que je vais consumer du feu de mon flambeau; C’est un temple superbe et toute sa richesse; Le trône vénéré d’une grande déesse, L’ouvrage merveilleux des hommes et des temps, Des vases remplis d’or, des autels éclatans, Des chapiteaux d’airain, des colonnes sublimes; Voilà mon hétacombe et voilà mes victimes! O Mort! Accepte-les, et que le vieux néant Pour moi ferme à jamais son gouffre dévorant! (Les trois femmes disparaissent, et il entre dans le temple.) LES ESPRITS DU FEU Enfans du Phlégéton, habitans du Tartare, Sur les ailes des vents, courons, volons aux lieux Où l’homme nous prépare Une vaste débauche, un festin spacieux! LES VENTS Dragons, esprits du feu, déroulez vos spirales! Nous venons à votre aide avec nos sifflemens; Voici le temple offert à vos enlacemens; Ouvrez vos gueules infernales! LES TELCHINES Sous la terre pesante, allons, frères, tournons! L’homme enfin va venger nos antiques affronts. EROSTRATE (Il sort de l’édifice, et, lorsqu’il est descendu, il s’appuie contre un arbre en face du temple.) Mes deux mains ont agi: la chose est consommée. Dans tout le monument la flamme renfermée Mugit, roule, et bientôt, débordant vers les cieux, Portera ses chaleurs jusqu’au palais des dieux. Ah! mon coeur se désenfle! ah! je vis, je respire Comme un homme long-temps en proie au noir délire, Et sur qui le repos vient s’asseoir un instant. On dirait que soudain un large jet de sang Soulage en s’écoulant le trop plein de ma veine. Ah! quel que soit mon sort, je n’ai plus l’ame en peine! Comme Ajax, j’ai trouvé dans une autre Ilion Le linceul glorieux qui doit couvrir mon nom. Hymne A La Famille. (2) Quand tous les saint autels qu’on encense sur terre Tour à tour s’en iraient jusqu’à la moindre pierre Joncher le vaste sol de leurs débris fumans, Il en est un pourtant dont la base imposante Résistera toujours à l’action constante Des passions de l’homme et des siècles changeans. C’est toi, sublime table, auteur de la famille, Où la loi primitive éternellement brille D’un radieux éclat, d’un splendide rayon; Toi que Dieu construisit avec magnificence Le jour, le jour fameux où sa toute-puissance De l’homme et de la femme eut conçu l’union! Hélas! depuis l’instant où la terre féconde A tracé par les airs sa courbe vagabonde, Et roulé son grand corps dans les plaines du temps, Ta face a vu passer bien de sombres orages, Et bien des coups de foudre émanés des nuages De leurs jaunes éclairs ont sillonné tes flancs. Souvent l’atroce guerre, en ses courses brutales, A frappé ton pavé de ses dures sandales, Et, prenant aux cheveux un vieillard gémissant, Elle a courbé ses reins sur l’angle de ta pierre, Et, sous le fer aigu, la lance meurtrière Comme le sang d’un boeuf fait couler son vieux sang. Puis mille fois la peste et sa soeur la famine Ont tout autour de toi promené la ruine, Entassé les douleurs et les corps en monceaux; Et mille fois, hélas! les pâles multitudes Ont livré tes flancs nus, au sein des solitudes, Aux outrages impurs des immondes pourceaux. Enfin du globe entier la ténébreuse masse A changé mille fois de posture et de face; La terre a chancelé comme un homme insensé; L’océan jusqu’au ciel a jeté ses tempêtes; Les nations se sont défaites et refaites; Les races ont péri, les dieux même ont passé; Mais toi seul es resté, debout, inébranlable, Plus ferme qu’au milieu de leurs plaines de sable Les éternels tombeaux des puissans Pharaons, Plus ferme que les rocs du superbe Caucase, Et plus solide enfin que ne l’est sur sa base Le grand Himalaya dominateur des monts. Ah! certes, ta structure est une oeuvre divine. Certainement c’est Dieu qui planta ta racine Si fort avant sous terre, et c’est sa large main Qui tailla dans le vif tes pierres immortelles, Les mit l’une sur l’autre, et les unit entre elles Par un ciment plus fort que le ciment romain. Frères, rassurez-vous; frères, prenez courage; Non, tout n’est pas perdu; non, par le grand orage Qui menace aujourd’hui la planète de mort, Tout n’est pas emporté par la barque en dérive; Et dans l’ombre et les vents une lumière vive Comme un phare sauveur peut vous montrer le port. Rassurez-vous, il est, dans la chaleur ardente Qui brûle de nos jours la terre palpitante, Un pilier à l’abri duquel on peut s’asseoir, Un sanctuaire ombreux, un refuge tranquille Où le calme de l’ame et le bonheur facile Peuvent vous rafraîchir comme les vents du soir. En vain l’oeil rutilant, et la face rougie, Les nymphes du plaisir et les dieux de l’orgie Hurleront, bondiront autour du saint autel: Avant que son sommet ne s’écroule et ne tombe, Les pieds froids des danseurs descendront dans la tombe, Et leurs cris monstrueux se perdront sous le ciel. En vain les charlatans de l’auguste pensée, Sophistes et rhéteurs, de leur langue insensée Viendront contre sa base appliquer le marteau: La pierre inaltérable et plus forte et plus dure Ebrèchera leur langue, et de leur langue impure Mettra comme un haillon le sophisme en lambeau. Rapprochons-nous donc tous du monument sublime; D’un élan mutuel, d’un concert unanime Alimentons sur lui le foyer de l’amour; Le feu, qui tant de fois sembla près de s’éteindre, Doit renaître plus vif et peut-être se teindre D’aussi pures couleurs que les rayons du jour. Jadis, au temps jadis, l’inexorable père Du sang de ses enfans pouvait rougir la terre: Aujourd’hui l’amitié remplace le bourreau. Le père également partage sa fortune, Et la mère sans choix et d’une amour commune, Allaite également ses enfans au berceau. Que la blanche concorde et la pure innocence, La vénération, la sainte obéissance, Entourent nuit et jour l’autel chéri des cieux, Et que, sous le giron de ces vierges charmantes, Les peuples, réunis en phalanges aimantes, Des fruits d’or de la paix couvrent son front pieux. Et la flamme luira splendide, et la fumée, Qui tourbillonnera vers la voûte embaumée, Sera, comme l’encens au flocon argenté, Le parfum le plus doux que, dans sa paix profonde, Le Dieu conservateur de la masse du monde Reçoive de la terre et de l’humanité. Lazare. (1837) Le Gin. Sombre génie, ô dieu de la misère! Fils du genièvre et frère de la bière, Bacchus du Nord, obscur empoisonneur, Écoute, ô Gin, un hymne en ton honneur. Écoute un chant des plus invraisemblables, Un chant formé de notes lamentables Qu’en ses ébats un démon de l’enfer Laissa tomber de son gosier de fer. C’est un écho du vieil hymne de fête Qu’au temps jadis à travers la tempête On entendait au rivage normand, Lorsque coulait l’hydromel écumant; Une clameur sombre et plus rude encore Que le hurra dont le peuple Centaure, Dans les transports de l’ivresse, autrefois Épouvantait le fond de ses grands bois. Dieu des cités! à toi la vie humaine Dans le repos et dans les jours de peine, À toi les ports, les squares et les ponts, Les noirs faubourgs et leurs détours profonds, Le sol entier sous son manteau de brume! Dans tes palais quand le nectar écume Et brille aux yeux du peuple contristé, Le Christ lui-même est un dieu moins fêté Que tu ne l’es: - car pour toi tout se damne, L’enfance rose et se sèche et se fane; Les frais vieillards souillent leurs cheveux blancs, Les matelots désertent les haubans, Et par le froid, le brouillard et la bise, La femme vend jusques à sa chemise. Du gin, du gin! - à plein verre, garçon! Dans ses flots d’or, cette rude boisson Roule le ciel et l’oubli de soi-même; C’est le soleil, la volupté suprême, Le paradis emporté d’un seul coup; C’est le néant pour le malheureux fou. Fi du porto, du sherry, du madère, De tous les vins qu’à la vieille Angleterre L’Europe fait avaler à grands frais, Ils sont trop chers pour nos obscurs palais. Et puis le vin près du gin est bien fade; Le vin n’est bon qu’à chauffer un malade, Un corps débile, un timide cerveau; Auprès du gin le vin n’est que de l’eau: À d’autres donc les bruyantes batailles Et le tumulte à l’entour des futailles, Les sauts joyeux, les rires étouffans, Les cris d’amour et tous les jeux d’enfans! Nous, pour le gin, ah! nous avons des ames Sans feu d’amour et sans désirs de femmes. Pour le saisir et lutter avec lui, Il faut un corps que le mal ait durci. Vive le gin! au fond de la taverne, Sombre hôtelière, à l’oeil hagard et terne, Démence, viens nous décrocher les pots, Et toi, la Mort, verse-nous à grands flots. Hélas! la Mort est bientôt à l’ouvrage, Et pour répondre à la clameur sauvage, Son maigre bras frappe comme un taureau Le peuple anglais au sortir du caveau. Jamais typhus, jamais peste sur terre Plus promptement n’abattit la misère; Jamais la fièvre, aux bonds durs et changeans, Ne rongea mieux la chair des pauvres gens: La peau devient jaune comme la pierre, L’oeil sans rayons s’enfuit sous la paupière, Le front prend l’air de la stupidité, Et les pieds seuls marchent comme en santé. Pourtant, au coin de la première rue, Comme un cheval qu’un boulet frappe et tue, Le corps s’abat, et sans pousser un cri, Roulant en bloc sur le pavé, meurtri, Il reste là dans son terrible rêve, Jusqu’au moment où le trépas l’achève. Alors on voit passer sur bien des corps Des chariots, des chevaux aux pieds forts; Au tronc d’un arbre, au trou d’une crevasse L’un tristement accroche sa carcasse; L’autre en passant l’onde du haut d’un pont Plonge d’un saut dans le gouffre profond. Partout le gin et chancelle et s’abîme, Partout la mort emporte une victime; Les mères même, en rentrant pas à pas, Laissent tomber les enfans de leurs bras, Et les enfans, aux yeux des folles mères, Vont se briser la tête sur les pierres. Notes. (1) La poésie satirique est de tous les temps; mais on peut dire sans misanthropie qu’à notre époque elle aurait droit surtout à une large place. De plus, quand l’art veut la consacrer et lui prêter sa fore souveraine, elle acquiert un prix nouveau. C’est ce qu’a tenté M. Barbier en élevant la satire jusqu’au poème. De là Érostrate. Sous ce masque antique, l’auteur a voulu frapper la médiocrité ambitieuse que rien n’effraie, pas même le crime, quand il s’agit d’arriver à la réputation. Toutes les rêveries bizarres, systématiques, immorales, toutes les oeuvres effrénées de notre temps, qui ont cherché la gloire ou plutôt le scandale à l’aide de l’exception et de la singularité, semblent stigmatisées par ce symbole frappant de l’incendiaire éphésien. - Outre Érostrate, les Nouvelles Satires contiennent une pièce étendue, intitulée Potdevin, dont le sujet se devine suffisamment. Nous prenons dans le premier de ces poèmes le tableau antique de l’incendie du temple d’Éphèse. (2) Cette pièce fait partie d’un nouveau recueil, Chants civils et religieux, que M. Auguste Barbier va publier chez l’éditeur Masgana. Source: http://www.poesies.net